A la médiathèque, j'ai emprunté le livre suivant :
Cela aurait pu n'être qu'un banal et triste accident - une voiture qui, au petit jour, quitte la route de façon inexpliquée. Mais le mort, Álvaro Muñiz de Dávila, est le mari de Manuel, et le chef d'une prestigieuse dynastie patricienne de Galice.
Dans ce bout du monde - sublime peut-être, mais aussi le plus archaïque de toute l'Espagne -commence alors pour Manuel un chemin de croix, au fil duquel il découvre qu'Álvaro n'était pas celui qu'il croyait. Accompagné par un garde civil à la retraite et par un ami d'enfance du défunt, il plonge dans les arcanes d'une aristocratie où la cupidité le dispute à l'arrogance.
Il lui faudra toute sa ténacité pour affronter ces fantômes de secrets impunis, pour lutter contre ses propres démons, et apprendre qu'un rire d'enfant peut mener à la vérité aussi sûrement que l'amour."
Ce que j'en pense :
Ce roman noir de presque 700 pages est très agréable à lire. L'enquête est bien faite, lente et longue mais intéressante, à la recherche de la vérité.
J'ai aimé suivre Manuel qui apprend en même temps que nous tout un côté iinconnu d'Alvaro. Nogueira, policier à la retraite, homophobe, se lie d'amitié tout de même avec Manuel. J'aime aussi le personnage d'Alvaro.
Le côté psychologique des personnages est bien détaillé.
Les paysages de Galice sont bien décrits;
J'ai aimé ce livre avec lequel j'ai passé un très bon moment et dont l'écriture dégage une certaine poésie.
Extrait :
p.141 : "Le regard perdu dans la blancheur des feuilles, il se demanda à quel moment il avait perdu de vue que l'écriture naissait du dénuement le plus pur, de la douleur indicible, des secrets que nous emporterons dans la tombe, parce que la magie consiste à les suggérer sans jamais les montrer, sans laisser la nudité de l'âme se transformer en pornographie des émotions."
