Résumé :"Été 1982, Paris. Un tueur frappe dans les clubs homosexuels. Il découpe ses victimes à la machette et leur brûle la bouche. Vengeance ? Obsession ? Désespoir ? Sous le sang et le strass, trois électrons libres, liés pour des raisons très différentes à cet univers de la nuit, vont se retrouver sur les traces du prédateur. Un flic, bien sûr, mais aussi un médecin, spécialiste de la communauté homosexuelle, et une lycéenne, partie intégrante de ce monde nocturne. Il n’est plus l’heure de danser sur « Disco inferno ». La chasse à l’homme a commencé. Et moins il y aura de soleil, plus il y aura de sang. Bienvenue sur les traces du mal.
C’est délirant, brillant, envoûtant. Nathalie Dupuis, Elle.
Sans soleil combine redoutable efficacité et qualité d’écriture. Raphaëlle Leyris, Le Monde.
Du Grangé pur jus. Une réussite à la démesure de son sujet. Hubert Artus, Le Parisien week-end."
Ce que j'en pense :
Je n'ai été attirée ni par la première de couverture, ni le titre, seulement par l'auteur que j'apprécie, une valeur sûre. Je n'avais pas lu non plus le résumé.
Et bien j'ai dévoré ce livre, ne pouvant le lacher, me demandant en même temps ce que je pourrais lire après tant ce livre m'a plu.
C'est rythmé, bien écrit, fluide avec des pointes d'humour ( bien que se passant dans les bas-fonds de l'humanité, des mots, des phrases m'ont fait sourire à plusieurs reprises ; exemple p.213 : "Le visage ? On ne va pas se mentir : Julien Ferrand a une tête de filet de limande, la sueur en guise de jus de citron."
On apprend des choses comme par exemple d'où vient le Disco, la découverte du SIDA ....
Le milieu dans lequel nous rentrons est sordide (pratiques homosexuelles...) mais l'enquête est si bien menée....
Ce qui est reposant pour moi c'est que l'histoire continue d'un chapitre à l'autre ; pas de retour en arrière, de changement de sujet, c'est simple, cela se suit... Il prend le lecteur par la main le long de l'enquête ; exemple p.58 : "Mais attendez un peu... Qui est au juste Patrick Swift ?"
Tout au long de l'ouvrage, il y a des références de chansons (je ne les connais pas toutes) qui passaient sur les ondes dans les années 80. (D'ailleurs contrairement à l'auteur ou du moins au policier j'aime bien celle de Chagrin d'Amour : 5 heures du mat' j'ai des frissons...") ; des références cinématographiques, la situation politique...
J'ai hâte de découvrir le second tome : Le Roi des Ombres, que je n'ai pas encore.
Extraits :
p.36 : "Les meurtres sont comme des bouchons de cheveux et de sang, qui font remonter la merde humaine aux yeux et aux narines de tous, à la radio, dans les journaux, à la télévision."
p.48 : "Swift a une vision tellurique de l'enquête policière. Il avance toujours comme un sourcier, armé de sa fourche de bois. Il sait sentir la proximité d'éléments importants - une source d'informations limpides."
p.395 : "Swift se gare boulevard des Capucines puis se glisse dans la rue Caumartin. Comme souvent, il est heureux de se confronter ce soir à cette ordure. Parfois, il se dit que son métier de flic ne sert qu'à ça : exorciser ses hantises en les affrontant face à face, mano a mano."