jeudi 18 juillet 2024

Lecture

 J'ai (hélas !) terminé un livre que j'ai beaucoup aimé ; en choisir un autre ensuite va être difficile.

Il s'agit de :


Je connais l'écriture de l'auteur puisque j'ai lu "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert" et "Le Livre de Baltimore", deux chefs d"oeuvre


Résumé :

"Avril 1999. Mount Pleasant, une paisible bourgade du New Hampshire, est bouleversée par un meurtre. Le corps d'une jeune femme, Alaska Sanders, est retrouvé au bord d'un lac. L'enquête est rapidement bouclée, la police obtenant les aveux du coupable et de son complice. 

Onze ans plus tard, l'affaire rebondit. Le sergent Perry Gahalowood, de la police d'Etat du New Hampshire, persuadé d'avoir élucidé le crime à l'époque, reçoit une troublante lettre anonyme. Et s'il avait suivi une fausse piste ?

 L'aide de son ami l'écrivain Marcus Goldman, qui vient de remporter un immense succès avec La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, inspiré de leur expérience commune, ne sera pas de trop pour découvrir la vérité."


Ce que j'en pense :

Quelle imagination ! Un vrai bonheur !

J'ai beaucoup aimé ce roman. 

L'auteur nous emmène tout au long de l'enquête qui a été baclée initialement et  rouverte onze ans plus tard avec de nouveaux éléments et surtout la ténacité de personnes qui pensent innocent celui qui purge la peine de prison pour ce crime qu'il dit ne pas avoir commis.

A chaque avancée de l'enquête, l'auteur   nous montre la scène qui a eu lieu ces quelques années en arrière.

Comme dans les autres romans, Joël Dicker nous emmène de fausses pistes en fausses pistes, toutes crédibles... jusqu'à la fin qu'on n'attend absolument pas. Il nous tient ainsi en haleine tout au long des 751 pages.

Ce qui est amusant c'est que l'auteur se met en scène puisque Marcus Goldman est celui qui a triomphé avec "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert"... Les personnages détiennent tous des secrets que nous découvrons petit à petit.

L'écriture est fluide, l'auteur a de l'humour.


Extraits :

p.123 : "J'étais cerné par des couples : des amants discrets, des adultères brûlants, des vieux couples ronronnants et des couples naissants qui s'embrassaient à pleine bouche au restaurant, mettant à rude épreuve la patience de leur serveur qui attendait qu'ils veuillent bien se rendre chacun leur langue pour articuler leur commande."

p.158 : "Le piège de l'argent, Marcus, c'est qu'il peut acheter toutes les sensations, mais jamais de véritable sentiment. Il peut donner l'illusion d'être heureux sans l'être vraiment, d'être aimé sans l'être réellement. L'argent peut acheter un toit, mais pas la sérénité d'un chez-soi."

p.162 : "Quelqu'un qui se sent bien chez lui ne passe pas son temps à s'incruster chez les autres."

p.182 : "Nous n'apprivoisons pas assez la mort. N'oublions pas qu'elle est inhérente à la vie. Il faut parler des disparus pour qu'ils restent vivant. Si, par pudeur, on évite d'évoquer leur mémoire, alors on les enterre pour de bon." 

p.306 : "Les oiseaux migrateurs sont des oiseaux qui suivent leur instinct. Ils ne subissent pas, ils anticipent."

"- Nous avons  tous une mouette en nous, cette tentation de fainéantise et de facilité. Souvenez-vous de toujours la combattre, Marcus. La majorité de l'humanité est grégaire, mais vous êtes différnt. Parce que vous êtes écrivain. Et les écrivains sont des êtres à part."

p.315 : "- Oui, pour tenter de réformer le système de l'intérieur. Pour servir une vraie justice et pas une parodie qui jette les innocents en prison."

p.339 : "Depuis que je suis veuf, je n'aime plus la solitude. Personne n'aime la solitude quand on vous l'impose."

p.430 : "Cest facile de réécrire l'histoire vingt ans après."

p.478 : "- Parce que tout finit par se savoir, Eric ! Ainsi va la vie !"

p.525 : "Le problème avec certains secrets, c'est qu'on en vient à les oublier soi-même. Un beau jour, ils remontent à la surface, comme des égouts qui débordent."