jeudi 4 septembre 2025

Lecture


 

Résumé :

"Il a suffi d'une minute... D'une toute petite minute. Une nuit de réveillon 1995, Madeline s'enferme dans la salle de bains en compagnie de sa meilleure amie. Soixante secondes plus tard, Estrella est morte. Personne ne saura jamais la vérité sur ce drame.

Comment se pardonner ce qui est impardonnable ? Vingt ans de prison n'y ont pas réussi. Entrée adolescente, Madeline en ressort femme. Vingt ans au cours desquels elle n'a pas vu mourir son père, grandir sa soeur, changer sa mère... Comment, dès lors, se raccorder au fil des jours ? Et s'accorder le droit de vivre, d'aimer, d'être aimée peut-être... ?"

Ce que j'en pense :

J'ai beaucoup aimé ce livre, bien écrit, réaliste,  humain... On s'attache aux personnages...
 On s'aperçoit que la prison est dure, on le sait, mais la vie après la prison est difficile aussi. Madeline apprend petit à petit... et on sait ce qui s'est vraiment passé dans la salle de bains qu'à la fin dans l'épilogue...
Les chapitres sur l'année1995 en prison et l'année 2016, à sa  libération, s'intercalent...
Ce livre se lit avec avidité...

Extraits :

p.58 : "Et, surtout, il n'y avait de tag nulle part -ni dans la cage d'escalier ni dans l'ascenseur, toiles de prédilection des grands fâchés et des petits crétins."

p.82 : "Le temps prenait toute sa mesure. Une minute, ce n'est rien, pas même le temps d'une chanson. Que peut-on faire,  en une minute ? Se brosser les dents avant de sortir, ou faire chauffer de l'eau pour un thé ? De toutes petites choses de la vie.
Mais, à la fin, lorsque cette toute petite minute était la dernière, ça devait être long."

p.120 : "Les "objections Votre Honneur" ne sont que des foutaises, le jury ne juge pas l'accusé mais le talent de l'avocat."

p.150 : "Ma pauvre, on a accès à tout. Absolument tout. Si tu as les bons contacts on peut même te livrer un chat en plastique bourré de cocaïne."

p.214 : "(...) - allez savoir dans quels refuges vous emmène le cerveau quand l'angoisse vous détourne du chemin bien tracé du quotidien."

p.215 : "Mad avait besoion de beauté, de finesse - de complexité même. Dans la grossièreté de ses odeurs et de ce qu'elle donnait à voir, la prison étouffait les sens."

p.226 : "La liberté, il allait vraiement falloir qu'elle s'y fasse."

p.277 : "C'était difficile de simplement participer à une conversation quand on n'avait aucune référence, aucune culture politique. Alors l'algorithme du cerveau sortait ce qu'il avait de plus cohérent."

p.128 : "On pleure rarement, en prison, faut pas croire, en tous cas pas de douleur physique, jamais, ni d'humiliation. Mais on pleurait pour un chanteur mort. C'était un rêve en moins dans votre vie qui n'en avait pas beaucoup."