lundi 8 juin 2026

Lecture

 


Il s'agit du tome 2 de "Le roi des ombres"

Résumé :

"1986. Le disco est mort. Le tueur des Tasses aussi. Le sida poursuit ses ravages et nos trois héros sont retournés à leur destin. Ségur à ses patients, Swift à ses affaires criminelles, Heidi à ses études. Jusqu’au jour où un nouveau meurtre est commis. Même mode opératoire, même profil de victimes. Un meurtrier peut en cacher un autre. C’est vieux comme le mal.

Des ruelles de Tanger aux ténèbres de la forêt africaine, nos trois chasseurs de nouveau réunis vont remonter jusqu’au crime fondateur, dans les champs de cannes de Cap-Haïtien. Le trou noir qui absorbe toute lumière...

Une fresque hallucinante et hallucinée, un voyage au cœur des ténèbres. Haletant.
François Lestavel,
Paris Match.

Une plongée dans l’ambiance hypnotisante des clubs branchés, à l’heure où le « cancer gay » sera bientôt rebaptisé « sida ». Tatiana de Rosnay,
Le Parisien Dimanche.

Jean-Christophe Grangé est de ces auteurs qui, choisissant de ne rien épargner au lecteur, lui manifestent ainsi leur respect. Fabrice Colin, Lire magazine."


Ce que j'en pense :

Dans le tome 1, l'enquête n'est pas finie. Le flic Swift la poursuit donc, coûte que coûte et cela l' amène en Afrique, à Haïtie. L'auteur nous fait traverser ces pays avec force descriptions, leur atmosphère oppressante, vrai guide touristique par moments mais ce n'est pas pour me déplaire.
Ségur et Heidi sont aussi présents ; le trio que j'ai aimé dans le premier tome est donc toujours là.
Il y a quelques invraisemblances mais cela ne m'a pas gênée. J'ai été bien embarquée dans l'histoire.


Extraits :

p.10 : " Depuis l'émergence du cancer gay, désormais appelé sida, personne n'a plus le coeur à rire. L'heure n'est plus à la fête ni à la démesure. On se méfie, on se regarde se travers, on a peur..."

p.32 : "La vérité est une, bien sîr, mais comme elle est le fruit, dans le domaine du crime en tous cas, de l'âme humaine, elle n'a justement rien à voir avec la raison. Elle a été forgée à chaud, battue à froid, et ressort de là toute tordue."

p.280 : " - Non. Je vis dans cette forêt... intensément. Je ne me demande plus si je suis heureuse ou malheureuse. Je suis, et c'est largement suffisant."

p.281 : " - Ségur m'a au moins appris une chose : sacrifier sa vie, c'est en faire quelque chose. La plupart des gens, en se protégeant, passent à côté du principal."

p.441-442 : "Les VSN ne trouvent riein. Ils ont l'habitude d'arrêter des innocents, pas des coupables."