mardi 13 mai 2025

Lecture

 

 Résumé :

"En plein mois de décembre, une terrible tempête se déchaîne sur les Pyrénées. Sous la pluie battante, une jeune femme enceinte qui court à perdre haleine est percutée par une camionnette. Avant de mourir, elle murmure quelques mots en anglais  : «  Save the others.  »

Qui est cette femme sans identité  ? Que cherchait-elle à fuir  ? Que signifie la marque étrange sur son épaule  ? Et qui sont ces  autres qu’il faudrait sauver  ?
Les gendarmes Louise Caumont et Violaine Menou se lancent alors dans une enquête hors-norme. Au fil de leurs investigations se dessine la piste d’un trafic extrêmement organisé. Dès lors, les enquêtrices comprennent que l’horloge tourne pour d’autres femmes, sans doute prisonnières quelque part, et dont la vie ne tient plus qu’à un fil. "

Ce que j'en pense :

Très bien écrit, ce livre m'a beaucoup plu. 
L'enquête est menée de main de maître ; on la suit durant tout le livre jusqu'à la fin qui laisse présager une suite (?). Il y a des incursions de ce qui se passe en Afrique... pour le besoin de l'histoire bien sûr.
L'auteur s'est bien documenté et je pense que c'est basé sur des histoires vraies puisqu'il y a des précisions en bas de certaines pages.

Je  lirai d'autres ouvrages de Céline Denjean.

Extraits :

p.97-98 : "Au Nigeria, toutes sortes de drame se nouent chaque jour. L'insécurité, les violences et l'exploitation sont le pain quotidien de l'indigente marée humaine, dans ce pays où seuls le pouvoir et l'argent protègent."

p.118 : "En revanche, elle n'accepterait jamais qu'il ait des conséquences fâcheuses sur ses fonctions : son uniforme, c'était son honneur, et son honneur, sa colonne vertébrale."

p.260 : "Vous savez, d'après l'étude Psytel, qui date déjà de 2015, 62% de la prostitution en France passe par Internet. Et des sites comme Vivastreet ou Airbnb font partie des réseaux utilisés par les trafiquants pour favoriser, sans qu'il n'y paraisse, la promotion de prestations sexuelles tarifiées."

p.405 : "Une promesse n'engage que celui qui l'écoute. Je ne sais pas d'où me revient cette phrase, qui me l'a dite, mais elle s'impose à mon esprit, sans égard pour moi, à la manière d'une évidence."

p.417 : "La misère constituait le terreau fertile des trafiquants et criminels de tout crin. Le pire était peut-être que leurs malversations ne faisaient que répondre à la demande d'une clientèle plus aisée, aveuglée par son impérieux désir de parentalité."

p.470-471 : "En fait, là où l'argent génère de l'argent, aucune autorité n'intervient ; il y a beaucoup trop d'intérêts directs ou indirects en jeu."