Résumé :
"Elsa et Vincent se croisent chaque mercredi dans la salle d’attente de leur psychiatre. Elle est écorchée et mordante. Il est rêveur et intranquille. Elle est conseillère funéraire. Il est romancier. Elle vient de perdre son père. Il cache sa plus grande blessure. Elle est en retard. Il est en avance. Ils ont pourtant rendez-vous.
Quand, entre deux éclats de rire, l’empreinte des souvenirs se mêle aux promesses d’une rencontre.Drôle et bouleversant. Sandrine Bajos, Le Parisien.
Virginie Grimaldi parvient à capturer ces instants minuscules où la vie s’invite là où on ne l’attendait plus, où le rire prend le pas sur les larmes, même fugacement. Samuel Soutaty, Biba."
Ce que j' en pense :
L'auteur écrit de jolies phrases, poétiques, douces... On les savoure ! On les déguste !
Le thème n'est pas drôle puisqu' en bref, il s'agit du deuil. Mais le style est léger, parsemé d"humour (je crois avoir souri ou ri à toutes les pages).
A la page 256 Elsa dit à Vincent : "Tu m'as offert deux choses dont j'avais terriblement besoin : de l'humour et de la gentillesse." C'est ce que l'auteur nous offre à nous, lecteurs....
Extraits :
p.14 : "Ma vie avait remis ses pantoufles."
p.83 : "Elle préférait les activités qui élevaient l'âme. (...) Elle désespérait de le voir écouter des musiques dont les paroles n'avaient jamais croisé le Bescherelle et regarder des vidéos dont le QI des participants rivalisait avec celui d'un tapis angora."
p.89 : "J'ai longtemps détesté sa faculté à parler au vent."
p.95 : "Notre bungalow se trouvait en plein soleil, il y faisait une chaleur de dessous de bras..."
p.133 : "Elle essaya de penser à autre chose, elle était devenue experte dans l'art du détournement de pensée, son cerveau était parsemé d'itinéraires bis, d'issues de secours, d'échappatoires."
p.182 : "Je ne me suis pas disputée avec ma mère depuis quatre mois. Depuis mon père. Quand elle m'agace, je songe à toutes ces choses qui m'agaçaient chez lui. Je donnerais tout pour qu'il m'agace encore."
p.186 : "Il reste peu de place pour les rêves quand on croule sous les contraintes."
p.230 : "(...) Vincent songea que les funérailles étaient le seul endroit où se mêlaient si sauvagement le chagrin et la joie, où l'on pleurait un absent tout en célébrant les présents."
p.232 : "L'âme humaine était ainsi faite qu'on pouvait être un connard tout autant qu'un saint, selon l'angle du reflet du miroir."
