dimanche 1 juin 2025

Lecture


 

Résumé :

"La deuxième enquête de Lucia. Deux tueurs. Deux mondes. Une double menace.

En Galice, un tueur kidnappe des femmes qui se lèvent tôt pour aller travailler. Des invisibles. Des effacées.
À Madrid, un autre assassin s'en prend à des milliardaires et laisse sur les murs de leurs résidences ce message : " TUONS LES RICHES ".
Deux tueurs. Deux mondes. Et le spectre d'un embrasement général, d'une confrontation de classes inédite et explosive.
Les enjeux, qui se dévoilent peu à peu à Lucia Guerrero, enquêtrice de la Guardia Civil, sont vertigineux. Quand, à son tour, elle reçoit les messages d'un expéditeur anonyme, la question se pose : serait-elle devenue un simple jouet entre les mains des deux tueurs ?

" L'un des meilleurs romans de Bernard Minier. Bravo ! " 
Bernard Lehut – " Laissez-vous tenter ", RTL

" L'imagination diabolique de Bernard Minier explose dans ce thriller musclé et rythmé. Elle entraîne dans son sillage de grandes inquiétudes de notre temps : lutte des classes, violence des réseaux sociaux, haine des femmes. " 
Élise Lépine – Le Point"



Ce que j'en pense  :


Bernard Minier est un auteur de thrillers que j'aime bien. Il écrit bien.

Dans ce livre nous avons deux enquêtes en parallèles l'une concernant "les riches", l'autre concernant "les effacées", celles qui ne sont rien, qui travaillent durement...

Il y a même une troisième enquête  -Lucia a trouvé l'auteur de qui lui envoie de méchants et orduriers messages par mails - qui n'a pas abouti encore et qui laisse présager un troisième tome.


En achetant ce volume, je ne savais pas que c'était un deuxième tome. Cela ne gêne absolument pas mais, aimant Lucia, l'enquêtrice de la Guardia Civil, je lirai le tome précédent avec plaisir.


J'ai aussi appris l'existence de la période artistique entre 1960 et 1970, nommée Actionnisme Viennois ; j'ai même regardé sur Google, cela a bien existé... p.343-344 "Ces types ont poussé les performances artistiques à l'extrême limite du supportable, dit-il. Et de la folie."


J'attends donc la suite avec impatience et je me procurerai le tome précédent titré : Lucia".


Extraits :


p.35 : "Elle n'était pas agoraphobe, non, mais elle détestait les foules, les rassemblements, tout ce qui concourait à ce qu'un grand nombre d'individus se retrouvent dans un même lieu. Elle trouvait qu'il y avait toujours quelque chose de menaçant, d'oppressant d'alliénant dans une foule."


p.50 : "Difficile de résister à son petit quart d'heure de gloire quand on passe l'essentiel de son existence dans l'anonymat."


p.111 : "Un "mème" est une phrase, un slogan, un gif, une image, une vidéo répliqués et déclinés massivement sur Internet, expliqua le geek"


p.146 : "Et lors des grands procès criminels, on trouvait presque toujours dans le public une ou plusieurs femmes plus maquillées que les autres qui faisaient tout pour attirer l'attention de l'accusé."


p.268-269 : "Lucia se fit la réflextion qu'il y allait un peu fort tout de même avec son tableau apocalyptique : il y avait certes des troubles ici et là, qui visaient surtout des agences bancaires et des boutiques de luxe, mais on était encore loin du tremblement de terre des Gilets jaunes dans le pays d'à côté."


p.426-427 : "Et, si c'était le cas, je dirais que nous sommes tous le produit de nos gènes, de notre éducation et de notre passé, mais que ça n'enlève rien à notre responsabilité."