samedi 28 juin 2025

Lecture

 











Résumé :

"« La toile vibrait de beauté. Elle en avait le souffle coupé et se noyait dans l’œil bleu ciel piqueté de vert. Est-ce qu’elle était réellement le sosie de cette inconnue ? »

Peint à Vienne en 1910, le tableau de Gustav Klimt, Portrait d’une dame, est acheté par un collectionneur anonyme en 1916, retouché par le maître un an plus tard, volé en 1997 avant de réapparaître en 2019 dans les jardins d’un musée d’art moderne en Italie. Personne ne sait qui était la jeune femme représentée dans le tableau ni quels mystères entourent l’histoire mouvementée de son portrait. Des rues de Vienne en 1900 au Texas des années 1980, du Manhattan de la Grande Dépression à l’Italie contemporaine, Camille de Peretti imagine la destinée de cette jeune femme, ainsi que celles de ses descendants.

L’Inconnue du portrait 
offre un bonheur de découverte permanent. C’est un véritable thriller pictural, aussi énigmatique que le tableau de Klimt, la légende plus forte que la réalité. Jean-Rémi Barland, La Provence.

Camille de Peretti remplit d’une fiction lumineuse les zones d’ombre de l’histoire de l’art. Stéphanie Janicot, Notre temps.

Prix Maison de la Presse 2024 - Prix des romancières - Prix Nice Baie des Anges-Prix de la passion - Prix du roman 
Marie Claire."

Ce que j'en pense :

Nous suivons Isidore dans différentes périodes de sa vie. Mais quel est le rapport entre lui et le tableau de Klimt ? Il faut lire ce roman pour le savoir.
Toujours est-il que le tableau dont parle l'auteur existe bel et bien, qu'il a été perdu pendant une période et qu'il a été repeint. L'auteur a imaginé tout le reste. Et comme dit Camille de Peretti au début de son épilogue p.361 : "Une vérité scientifique sera toujours défaite par une vérité romanesque."
L'histoire est rocambolesque mais agréable à lire.
Cependant ce n'est pas un coup de coeur. En fait, vu tous les prix que ce roman a reçus et les éloges des lecteurs, je m'attendais à autre chose (à mieux ?!)
 
Extraits :

p.144 : "Elle connaissait mieux que personne l'encre d'un secret et comme il pouvait entacher sa relation au reste du monde."

p.155 : "On se souvient facilement des premières fois  de la vie, mais les dernières fois ont cela de terrible qu'elles ne s'annoncent pas."

p.174 : "Dans les temps anciens, les artistes représentaient - des batailles, des chevaux, des femmes, des vergers -, puis dans les temps modernes ils s'étaient contentés de présenter - des canevas lacérés, des violons cassés, des bouts de feraille et des bidets renversés.

p.317 : "Il avait alors compris que rien ne pouvait être expliqué ou interprété, qu'il n'y avait ni sens ni but, simplement un destin qui frappait au hasard et, tour à tour, vous favorisait ou écrasait vos rêves."

p.342 : "Malheureusement, lui était trop vieux déjà, les bonnes dames n'aimaient que les orphelins de moins de cinq ans."

p.346 : "- Le syndrome de Stendhal, c'est le trouble physique et psychologique que peut provoquer une oeuvre d'art, Henry."