samedi 27 décembre 2025

Lecture

 



Résumé :

"Imaginez un pays minuscule.

Imaginez-en un autre, gigantesque.
Imaginez maintenant qu'ils s'affrontent.

Au coeur du plus mordant de ses hivers, au coeur de la guerre la plus meurtrière de son histoire, un peuple se dresse contre l'ennemi, et parmi ses soldats naît une légende. La légende de Simo, La Mort Blanche."

 Ce que j'en pense :

Ce livre est un roman comme l'écrit Olivier Norek, ajoutant  à la fin "Cependant, les dialogues proviennent souvent d'archives ou ont été transmis par des passionnés, des militaires, des historiens."

Il s'agit de la guerre d'Hiver que Staline a faite contre la Finlande qui, elle, ne voulait pas se battre mais qui y a été forcée.... Elle commence en novembre 1939

Nous nous prenons d'affection pour les amis finlandais : Simo, Toivo, Pietari, Omni. L'Horreur du Maroc ne nous laisse pas indifférents non plus... 
Nous suivons cette guerre atroce (comme toutes les guerres) et la bravoure des soldats... 

Très beau livre que je recommande, qui a reçu en 2024 Le Prix Renaudot des lycéens et  Le Prix Jean Giono.... Il a su capter notre attention, notre intérêt et jusqu'au bout, nous voulons savoir ce qu'est devenu Simo... C'est émouvant, poétique. En bref, c'est un chef-d'oeuvre !


Extraits :

p.19 : "Pour celui qui la connaît, il n'est pas de silence plus  bruyant que celui de la forêt."

p.104 : "Elle redoutait ce que la guerre lui laisserait en héritage, en quoi elle affecterait sa vie, son caractère, ses pensées, et de quelle nuance de noir elle teinterait son âme. Elle le regarda sans se douter que Martti Ahtisaari, le petit garçon du wagon 6, deviendrait soixante-neuf ans plus tard prix Nobel de la paix et président du même pays qu'ils étaient en train de fuir."

p.118 : "Aucun homme ne sait d'avance s'il a le courage de combattre vraiment. Pas même un soldat de métier."

p.120 : "- A l'avant, on se prend des beignes, à l'arrière, des coups de pied au cul. Reste au milieu et silencieux. Ce n'est pas la place du lâche, mais celle du survivant."

p.142 : "En temps de guerre, un tir sur trois est volontairement manqué, car même si l'Histoire s'écrit dans le sang, elle n'est pas faite de meurtriers, et ôter la vie n'est en rien chose facile."

p.153 : "Des soldats à qui l'on avait promis un conflit rapide et facile venaient de perdre la vie sur une terre dont ils n'avaient que faire, dans un pays que le Kremlin avait hissé au rang d'ennemi à force de propagande et contre lequel ils n'avaient aucun ressentiment à peine une semaine plus tôt, car ce n'était pas une nation entière quç avait déclaré la guerre, mais un seul homme qui en avait décidé."

p.185 : "Ukrainiens, Roumains, Géorgiens, Mongols, Turcs, Azéris, Kazakhs, Tadjiks, Uzbeks, Biélorusses, Arméniens... Aucun n'avait souhaité partir en guerre. Tous avaient été enrôlés de force. Et forcer un homme revient à fabriquer un insoumis."

p. 284 : "Elle avait veillé Toivo et s'était assurée de son transfert au village de Rautjärvi. Ceci ne chanbgerait rien à la peine de ses amis, mais certainres choses doivent être faigtes pour la paix de l'esprit, pour l'honneur, par respect ou par amour."

p.288 : "Tout le monde en Finlande se souvenait exactement de l'endroit où il se trouvait lorsque la guerre fut annoncée, car il est des choses que rien n'efface."

p.364 : "Mais l'inattendue rencontre avec les Russes lui avait confirmé, s'il en était besoin, que "plus tard" était ici et en ces temps une notion incertaine. Au cours de cette Guerre d'Hiver, comme dans toutes les guerres, il n'est rien de plus hypothétique que "plus tard"."

p.381 : " - Non, la politique ne se fait pas aussi simplement. Tout se prépare avec des intermédiaires, seules les signatures se font avec les intéressés."