lundi 23 février 2026

Lecture

 



Résumé :

"Direction Los Angeles et une Amérique rongée par la crise... Le bouleversant portrait d'un homme bien, piégé par la violence.

Brendan, la cinquantaine fourbue, est chauffeur Uber à Los Angeles. Une course, deux courses, trois courses... Sa matinée s'enchaîne, sans joie, quand cette gentille dame lui renvoie son premier sourire de la journée. Direction une clinique pratiquant l'avortement, où sa cliente travaille comme bénévole. Mais arrivés sur place, le bâtiment s'enflamme. Les voilà lancés dans une course-poursuite impitoyable à travers la cité des anges, où certains " pro-vie " ont manifestement un peu trop tendance à souhaiter les voir morts...
Parce qu'il faut, parfois, sortir de l'ombre. Et braver la lumière..."



Ce que j'en pense :


J'aime beaucoup l'auteur dont j'ai lu pas mal de livres. Donc je savais d'avance que ce livre me plairait, ce qui fut le cas.


J'ai cependant failli arrêter cette lecture car je pense l'avoir déjà lu mais à part quelques évènements j'avais totalement oublilé le reste.


Le récit est évidemment bien mené, avec des sujets sensibles.



Extraits :


p.140 : "- C'est ça, le problème, dans ce pays. Quand on a besoin de moyens, on doit lécher les bottes d'un millionnaire au lieu de demander à l'Etat. Il ne faudrait quand même pas que l'argent du contribuable finance autre chose que l'armée, la police et les cadeaux fiscaux aux riches."


p.148 : "(...) : un avortement ne se passe jamais bien. L'opération en elle-même peut se dérouler sans problème, parfois même sans douleur. Mais les émotions qu'elle engendre, le fait de devoir vivre avec pour toujours... Même si c'était ce qu'on voulait, même si on avait toutes les raisons de le faire, même si c'était à la suite d'un viol, ça reste une épreuve terrible à supporter."


p.171 : "Parfois se goinfrer de malbouffe est le seul moyen d'affronter le chaos qu nous assiège."


p.316 : "Le deuil suit sa propre logique : il a l'art de nous aiguiller secrètement vers des chemins dont nous ne soupçonnons même pas l'existence."


p.319 : "Je n'ai rien à cacher. Je suis comme tout le monde de nos jours. J'ai peur."