De Mélissa Da Costa il y a des romans que j'ai beaucoup aimés, un autre que j'ai détesté et celui-ci que je mettrais au milieu
Résumé :
"À la pointe sud de la Nouvelle-Zélande, dans la région isolée des Catlins, au cœur d’une nature sauvage, vivent Autumn et sa fille Milly. Sur ce dernier bastion de terre avant l’océan Austral et le pôle Sud, elles gèrent le camping Mutunga o te ao, « le bout du monde » en maori. Autumn et Milly forment un duo inséparable, jusqu’au jour où débarque Flore, une jeune Parisienne en quête de rédemption... Hantées par le passé, mais bercées par les vents et les légendes maories, ces trois femmes apprendront à se connaître, se pardonner et s’aimer.
Il est difficile de ne pas s’attacher à ces personnages, et de ne pas suivre leur cheminement pour reprendre leur vie en main. Baptiste Liger, Lire Magazine littéraire.
Intime et haletant. Esther Serrajordia, La Croix.
Vaste et fervent, sombre et solide, chargé d’émotion contenue, Les Femmes du bout du monde est le récit d’une seconde chance. Gilles Medioni, Marie France."
Ce que j'en pense :
J'ai aimé le début du livre dans lequel nous rentrons dès les premières pages.
La nature, dans cette pointe de Nouvelle-Zélande est magnifiquement décrite, au point de me dire que c'est exactement là que j'aimerais passer des vacances.
Mais le livre est très lent, il ne se passe rien de spécial ; j'ai trouvé cela un peu long. Ce qui m'a incité à aller jusqu'au bout est que je voulais savoir pourquoi Flore est arrivée dans ce "bout du monde" complètement détruite, révoltée...
Le livre comporte des légendes maori, mais je n'y ai pas été sensible...
J'ai aimé le travail de ces femmes luttant contre la nature bien souvent, mais je n'ai pas spécialement aimé l'histoire d'amour entre Milly et Flore ; une solide amitié aurait été amplement suffisante et plus crédible à mon avis. Alors pourquoi ? parce que c'est l'époque qui veut cela ? Le manque d'hommes dans ce coin reculé ? Bref ! je n'ai pas aimé.
Citations :
p.26 : "Le passé, c'est sournois. Ca attend la nuit et l'obscurité pour s'infiltrer partout. La nuit est dangereuse, elle tourmente. Le jour est plus pragmatique, plus terre à terre : on s'affaire, on traîne sa carcasse pour une raison ou pour une autre, pour l'argent, pour manger, pour dormir au chaud, on travaille."
p.68 : "Elle s'agrippe à la tempête, visiblement plus apaisante que ses propres tourments."
p.238 : "Toutes les deux fixent ce drôle de spectacle post-apocalyptique et elles songent, chacune en son for intérieur, que les arbres et les hommes c'est du pareil au même : ils poussent en fonction des bourrasques, ils s'inclinent, courbent l'échine, sacrifient un peu d'eux-mêmes pour résister aux vents violents, mais l'essentiel c'est qu'ils tiennent encore debout."
