vendredi 1 août 2025

Lecture


 


Résumé :

"Dans l'univers hostile du Grand Nord, personne ne vous entend crier.

NORFERVILLE, LE NOUVEAU FRANCK THILLIEZ :

Détective et criminologue à Lyon, Teddy Schaffran apprend que le corps de sa fille a été découvert dans une ville minière très isolée du Grand Nord québécois, Norferville. Morgane a été sauvagement mutilée, abandonnée dans la neige non loin d'une réserve autochtone. Sans réfléchir, Teddy plaque tout pour se rendre sur place, bien décidé à comprendre ce qui s'est passé.
Là-bas, Léonie Rock, une flic métisse, est mise sur l'affaire. Elle est alors contrainte de renouer avec cet endroit coupé de tout où elle est née et où, adolescente, trois inconnus l'ont violée. Un retour vers son enfer, alors que les températures frôlent les -20°C.
Ensemble, ces deux êtres éprouvés par la vie vont se démener pour trouver des réponses malgré l'inhospitalité de la nature et des hommes."



Ce que j'en pense :


Du début à la fin je n'ai pu laisser le livre qu' à regrets. J'ai beaucoup aimé cette intrigue, le suspens, Léonie et Teddy et, par-dessus tout dirais-je l'environnement, les paysages de neige, de glace où il peut faire jusqu'à moins 56°... Ces étendues du bout du monde... Dépaysement garanti. Norferville est un village créé par l'auteur où il ne fait pas bon vivre.


Extraits:


p.131 : "L'hostilité du monde dans lequel Teddy avait échoué se confirmait. Un univers de  bêtes sauvages, de solitude et de glace où le danger pouvait surgir de partout, même de l'air."


p.139 : "Ce n'était pas par choix que les gens vivaient ici. Les griffes de Norferville ne relâchaient jamais les pauvres âmes qu'elles emprisonnaient."


p.186 : "-Vous savez, personne ne choisit vraiment de vivre ici. Les gens viennent uniquement pour l'argent, le travail; ou pour se reconstruiree une vie en partant de zéro, parce que c'est mieux pour eux de disparaître de la civilisation."


p.187 : "Parce que c'est ça, la colonisation. Cette epèce de serpent pernicieux qui vous fait douter de votre identité."


p.282 : "Patrick n'était pas du genre à  se révolter ni à militer pour quoi que ce soit, mais çà le rendait triste de voir que ces gens; qui avaient vécu en pleine nature pendant des siècles, avaient fini par être parqués tels des animaux. Tout ça pour qu'on puisse construire des barrages, abattre des forêts ou exploiter du minerai. Apparemment, on appelait ça  le progrès..."


p.291 : "C'était peut-être ça, le quotidien, ici. Une recherche d'absolu dans le murmure envoûtant du Grand Nord."