Résumé :
"Un thriller tropical et une invitation au voyage dans une Guadeloupe à l'histoire mouvementée, loin des clichés touristiques mais au plus près de sa réalité actuelle et passée
La Guadeloupe, une île paradisiaque... terre de tous les dangers.
Sous le soleil des Caraïbes, trois touristes sont retrouvés assassinés, un harpon de plongée planté en plein coeur. Trois meurtres commis à l'aube, accompagnés d'une mise en scène macabre. Pourtant, aucun lien n'unit les victimes, qui séjournaient pour la première fois dans l'île.
Plus étonnant encore, un étrange vieillard prédit chaque fois les crimes dans leurs plus imprévisibles détails. Magie noire ou machination diabolique ?
S'engage alors pour le commandant Valéric Kancel et ses deux adjoints une course contre la montre, dans une île au bord du chaos. Jusqu'où les entraînera leur enquête vertigineuse ?
" Une série de rebondissements qui vous tiendront éveillé jusqu'au bout de la nuit. " Libération
" Une belle leçon d'Histoire avec ce thriller au titre évocateur. Ti-punch, meurtres et intrigues policières : saurez-vous débusquer le harponneur ? " Librairie Kléber (Strasbourg)"
Ce que j'en pense :
Michel Bussi est un auteur que j'aime beaucoup. Le premier livre que j'ai eu entre les mains était : "Un avion sans elle", puis "Nymphéas Noirs"...
Ce thriller est toujours bien écrit avec des chapitres courts. Il comporte de nombreux rebondissements jusqu'à la fin à laquelle on ne s'attend pas...
Il y a un côté historique également avec un passé d'esclavage... Les personnages sont intéressants... L'ambiance, les croyances de la Guadeloupe sont bien montrés...
En conclusion, j'ai aimé ce livre même si par moments je trouvais cela un peu long voire ennuyeux. En fait, l'enquête n'aura duré que six jours !
Extraits :
p.11 : "L'eau rend plus légers ceux qui ne le sont pas. L'eau protège du regard des autres. Jusqu'au cou."
p.14 : "Il n'a jamais vu autant de poissons l'accompagner (...) Ils n'attendent que ça, pense Jacob. Etre observé, admirés, photographiés. Sinon pourquoi Dieu les auraient-il autant coloriés ? Jacob a toujours été persuadé que la preuve du divin se trouve dans les merveilles de la nature. Respecter le sacré, c'est permettre à des hommes et des femmes de les contempler."
p.41 : "En 1660, les esclaves n'avaient pas de nom de famille. Il faudra attendre deux cents ans pour que l'état civil français leur reconnaisse une identité."
p.45 : "Méfie-toi de tous les trucs en isme sur ton île. Racisme, néocolonialisme, communautarisme, syndicalisme... Faut les manipuler avec plus de précautions qu'une couvée d'oeufs de tortue."
p.81 : "Faut-il mettre un océan entre les gens pour réaliser à quel point ils sont importants ?"
p.82 : "On peut finir par s'habituer à une présence, pas à une absence."
p.102 : "Tous les courriers des prisonniers sont ouverts par l'administration pénitentiaire, à trois exceptions près : la correspondance avec un aumônier, un travailleur social du ministère de la Justice, ou un avocat."
p.141 : "- Il n'y a toujours qu'une vérité, Valéric. Ceux qui affirment le congtraire sont ceux qui ont le pouvoir de manipuler la réalité. Les puissants, les maîtres, les anciens et nouveaux colonisateurs. Mentir c'est asservir."
p.187 : "On entre dans la baie comme on entre dans une aquarelle."
p.289 : " Je n'ai pas d'affection particulière pour le monde moderne, mais il faut au moins lui acorder ce progrès : il esst aujourd'hui impossible d'empêcher la vérité de circuler. Qui veut la connaître trouvera toujours un moyen de s'informer."
p.323 : "Pas plus qu'on ne construit une famille sur les mensonges racontés aux enfants, qu'ils ne croient plus une fois grands, on ne onstruit une démocratie sur des mensonges racontés aux citoyens, que'ils ne croient plus une fois informés."
p.323 : "Il n'est pas de devoir de mémoire sans connaissance des faits."
