samedi 18 avril 2026

Lecture


 Résumé :

"H comme... Hirtmann.

Depuis l'évasion de Julian Hirtmann, le plus célèbre des tueurs en série, Martin Servaz n'est pas le seul à enquêter : détectives amateurs sur le Net, fans de true crime, présentateur star du talk-show le plus regardé de France, éccrivain de best-sellers, tout le monde part en chasse.

Mais lorsque la traque mortelle se double de disparitions qui rappellent l'un des plus grands scandales criminiels et sexuels des dernières décennies, c'est la terreur qui s'installe."


Ce que j'en pense :

J'ai retrouvé avec plaisir le commandant Martin Servaz

J'ai été happée dès la première page et ne pouvais plus m'arrêter ce qui fait que j'ai lu ce thriller en très peu de temps.

Les chapitres sont courts ce qui donne un bon rythme à l'histoire. Fausses pistes, rebondissements mais aussi regard sur le monde de l'audiovisuel, notre monde actuel, description de paysages, se succèdent pour donner un excellent thriller, haletant. 

Martin Servaz pose un regard amer sur la société actuelle.

 La fin ne se devine pas. Incroyable !

Et toujours en fond sonore : Malher... (Couperin aussi !)


Extraits :

p.54 : "Il s'était fait plus d'une fois la réflexion, ces derniers temps, qu'à force d'être nourri de fictions en séries, en films et en livres le public finissait par devenir perméable aux fables et aux inventions, y compris dans la vie réelle"

p.262 : "La famille a toujours été notre talon d'Achille. Les héros doivent être célibataires, tout comme les saints. (...)  La famille nous rend vulnérables."

p.262  : "Les cicatrices sont la marque des gens qui prennent des risques, qui jouent leur peau. On ne devrait jamais faire confiance à ceux qui ne jouent pas la leur, aux politiciens qui se sentent en droit de diriger nos vies mais qui n'ont plus de cicatrices depuis longtemps parce qu'ils ne prennent aucun risque, aux intéllectuels et aux hauts fonctionnaires qui croient comprendre le monde mieux que le soldat, le paysan ou l'ouvrier."

p.376 : "Il était trop expérimenté pour ignorer que les apparences sont l'ennemi des enquêteurs, même si la presse people, les internautes et les amateurs de vérités simples s'empressent de les relayer et d'en tirer des conclusions aussi hâtives que dévastatrices pour les personnes visées."

p.464 : "Elle était bien placée pour savoir que les maquereaux et les dealers ont beaucoup plus d'imagination que les fonctionnaires municipaux, dans quelque pays que ce soit."

p.496 : "Qu'on soit un homme ou une femme, le pouvoir, c'est le shoot ultime de testostérone, un concentré d'androgènes. Toute personne parvenue près du sommet à qui la banque de la vie a accordé un crédit de pouvoir aussi important sera tentée un jour ou l'autre d"'en abuser."

p.575 : "Malheureusement, l'usage des réseaux sociaux crée plus d'adolescents malheureux que d'adolescents épanouis, et personne ne sait comment stopper le phénomène."