Résumé :
"« Je m’appelle Frankie Elkin et je me suis donné pour mission de retrouver des personnes disparues – en particulier quand elles appartiennent à des minorités. Quand la police a baissé les bras, que les médias ne s’y sont jamais intéressés, que tout le monde a oublié, c’est là que j’interviens. »
Frankie, barmaid, la quarantaine, ancienne alcoolique, est un loup solitaire. Lorsqu’elle apprend qu’une adolescente haïtienne a disparu de Mattapan, quartier chaud de Boston, elle se jure de tout mettre en œuvre pour la retrouver, quitte à risquer sa peau.Avec plus de 25 millions de livres vendus dans le monde, dont 2 millions en France, Lisa Gardner domine la scène du suspense. L’Été d’avant marque le début d’une nouvelle série culte."
Ce que j'en pense :
J'ai beaucoup aimé la lecture de ce thriller, du début à la fin, surtout grâce à la personnalité de Frankie, enquêtrice indépendante, déterminée à résoudre des enquêtes non élucidées ; son caractère, son humour (ex.p. 88 : "Perplexe, je me creuse les méninges sans trouver de solution.
"Elle n'a quand même pas pu être avalée par le trottoir ! je finis par m'agacer.
- A ce stade, nous avons rayé le trottoir de la liste des suspects", me répond Lotham d'un ton sentencieux.")
tout me plaît, ses rencontres avec des personnages comme Stoney, Viv, Lotham, Charlie, un vrai bonheur...
C'est très vivant : suspens, rebondissements, contexte social, tout est bien décrit. C'est Frankie qui raconte ce qu'elle fait, comment elle réagit, ce qu'elle pense...
Vraiment, Frankie m'a beaucoup plu et j'ai hâte de la retrouver dans d'autres enquêtes...
Le titre original est : "Before she disappeared"
Extraits :
p.9 : "Ce lac n'est ni noir ni sinistre, en fin de compte. C'est un sanctuaire qui m'enlace comme un amant et promet de ne jamais me lâcher."
p.293-294 : "Mais tous les prétextes sont bons... On n'a pas besoin d'une raison de boire. C'est juste plus facile de mettre ça sur le dos de quelque chose."
p.301 : "- J'ai déjà vécu dans des quartiers difficiles.
- Rien qui ressemble à ça.
- Comment le savez-vous ?
- Parce que je suis allé à la guerre et que ce n'était quand même pas aussi effrayant que cette ville."
p.341 : "Mais c'est vrai que tenir chacune des filles en faisant peser une menace sur l'autre est une stratégie éprouvée. Les trafiquants d'êtres humains font ça partout. Au point que c'est souvent plus facile de kidnapper deux personnes plutôt qu'une ; ça donne plus d'emprise au ravisseur."
p.376 : "C'est affreux de perdre une gamine alors que personne pour ainsi dire ne s'était même aperçu de sa disparition. Est-ce pour ça que je mène ces enquêtes ? Parce que je ne supporte pas qu'une vie humaine ne compte pas ? Qu'une enfant soit oubliée ? Qu'un être sombre dans le néant sans laisser la moindre ride à la surfae de l'univers ?"
